La FDMF, force de propositions au Comité National de l’Eau.

   Suite aux conclusions des deux rapports du CGEDD, au rapport de la mission d’expertise sur 11 sites en situation de blocage que nous avons diligenté, aux nombreux courriers et rencontres en direction du Ministère de la transition écologique et solidaire, aux actions de chacun sur le terrain, la FDMF participe désormais, ainsi que d’autres associations, au groupe de travail « continuité écologique » au sein du Comité National de l’Eau. Lors de la dernière réunion qui s’est tenue le 8 novembre 2017 (après celle du 5 octobre), la FDMF a présenté à l’assemblée un état des lieux tel que nous le percevons et un ensemble de propositions pour parvenir à une situation partagée et plus équilibrée.

   Vous trouverez en fichier-joint ce texte in extenso sachant que de nouvelles propositions seront formulées lors de la prochaine réunion au mois de janvier.  Ce groupe de travail doit présenter un ensemble de propositions d’ici le mois de juin, document qui sera soumis au Ministre, le CNE étant une commission consultative.

Télécharger les constats et propositions de la FDMF : constats et propositions de la FDMF à Paris

Alerte sur la politique de l’eau en France

10 propositions de la Fédération Des Moulins de France aux candidats à l’élection présidentielle.

La Fédération Des Moulins de France a fait parvenir aux candidats les propositions qui semblent pertinentes dans l’intérêt des moulins. Ces mêmes propositions seront à diffuser et expliquer aux candidats aux législatives. Un tract a été imprimé à cet effet et sera disponible pour tous ceux qui souhaiteraient en faire bon usage.

Consulter les propositions

Rapport du CGEDD

Le rapport du CGEDD sur la continuité écologique est avare de détails sur les coûts de cette réforme, alors que le caractère exorbitant des dépenses est, depuis le début, ce qui choque profondément les élus, les riverains et les propriétaires. L’argent public est déjà rare dans la ruralité, cela ne prédispose pas à accepter des chantiers altérant le cadre de vie sans bénéfice direct pour les citoyens ni même objectifs clairs de résultats écologiques. A partir des quelques données chiffrées du rapport CGEDD sur les coûts des chantiers 2007-2012, nous pouvons produire une première estimation du coût total du classement en liste 2: il s’élèverait à 2 milliards d’euros. Cette somme exorbitante ne concerne qu’une dimension de la morphologie (continuité longitudinale) et quelques espèce spécialisées de poissons, ne produira pas par elle-même le bon état écologique et chimique demandé par l’Union européenne, n’est pas assortie d’une estimation des gains écologiques réels. Cette dépense a aussi des externalités négatives indéniables : perte d’éléments appréciés du patrimoine et du paysage, du potentiel énergétique, de la capacité de stockage local d’eau à l’étiage, de la biodiversité propre aux chutes, retenues et biefs quand ils sont détruits, etc. Nous n’avons réalisé à date que 15% de ce programme ruineux, incertain et contesté: il faut le stopper de toute urgence afin de remettre à plat l’ensemble du dispositif. Au propre comme au figuré, arrêtons les frais!

Consulter le rapport de synthèse et propositions: Telecharger
Consulter le rapport détaillé d’état des lieux: Telecharger