Le Moulin de l’Evêque à Veyzac reprend du service

Vézac, près de Sarlat, le moulin de l’Évêque propose de la farine depuis la mise en place du confinement.

« Depuis quelques années, des agriculteurs du coin venaient moudre leurs grains, pour leur propre consommation, explique Marie-Rose Coustaty, la fille des propriétaires. Au début de la crise, nous avons été très sollicités, les gens nous demandaient si nous pouvions faire de la farine. Et nous nous sommes lancés. »

Avec ses parents et son mari, ils moulent 100 kilos par jour à l’ancienne, le moulin n’étant pas automatisé. Les bénéfices permettront de poursuivre la restauration du site, propriété de la famille Coustaty depuis vingt-cinq ans. La bâtisse a été laissée à l’abandon pendant 80 ans, avant d’être rachetée. « Heureusement, les meules n’avaient pas disparu mais le cours d’eau avait été détourné.

» Les grains sont achetés à des producteurs locaux, la farine est vendue sur site mais aussi via les systèmes de paniers mis en place par la ferme La Chèvre et le Chou de Meyrals et la commune d’Urval.

Renseignements sur la page Facebook Moulin de l’Évêque.

Article paru dans Sud Ouest du lundi 20 avril 2020 en page 21.

Bravo à notre meunier adhérent et par ailleurs président de l’Association des Moulins du Périgord Noir

Et ci-dessous l’article de La Charente Libre

 

Face à la pénurie de farine, le moulin médiéval périgourdin reprend vie

 
Face à la pénurie de farine, le moulin médiéval périgourdin reprend vie
GEORGES GOBET AFP or licensors
 
Par charentelibre.fr, publié le , modifié .
 

Vêtu comme un meunier d’antan, Elie Coustaty surveille de près la meule qui tourne lentement pour moudre l’or blanc du confinement: le coronavirus a dopé l’activité de son moulin à eau du XIVe siècle, situé sous sa maison en Dordogne. Avec l’explosion « du jour au lendemain » de la demande de farine, illustrée par les rayons vides dans les supermarchés, ce septuagénaire de Vézac, près de Sarlat, a dû répondre à la demande et mobiliser son épouse, sa fille et son gendre. 

Dans ce moulin qu’il a patiemment nettoyé et remis en état pendant une quinzaine d’années sur ses deniers personnels, M. Coustaty ne moulait guère plus de 20 kg de grains par semaine avant le confinement, surtout pour des agriculteurs locaux « qui font leur pain« . « Tout le matériel était sur place quand j’ai acheté la maison, y compris la tenue de meunier« , mais le « Moulin de l’Evêque », alimenté par le Pontou, petit affluent de la Dordogne, ne servait plus depuis l’après-guerre, explique-t-il, pantalon et longue chemise blanche, foulard rouge autour du cou et sabots en bois aux pieds.

 
 

« Ce n’est pas du folklore, il s’habille vraiment comme ça pour travailler« , assure sa fille Marie-Rose qui gère les commandes et la distribution, en circuit court via des systèmes de paniers. Maintenant que les Français se sont découvert des talents de boulangers et de pâtissiers, avec des ventes de farine qui ont cru de 168% par rapport à mars-avril l’an dernier, la famille Coustaty produit chaque jour jusqu’à 150 kg de farine bio, à l’ancienne. 

 
Bien penser, bien manger 

« On a été très sollicité avec la crise, ça nous a permis de vraiment mettre le moulin en production« , témoigne Marie-Rose pendant que son mari Serge aide son père à régler le blutoir, qui va séparer la farine du son. Elie, agriculteur à la retraite, en rit: « Il faut que le gens retournent à la boulangerie, on ne pourra pas produire pour tout le monde« .

Dans cette Dordogne épargnée par le virus, la famille Coustaty n’arrive pas à satisfaire la demande et a dû dire non à un boulanger bio du coin. La meule de silex tourne à 60 tours par minute, rien à voir avec les grosses minoteries industrielles automatisées qui produisent quotidiennement à la tonne. « Notre idée n’est pas d’en faire une grande entreprise, c’est d’être utile au territoire et de restaurer le patrimoine« , résume Marie-Rose qui tient avec son mari un gîte et une ferme bio dans les environs.

Son père, petit homme aux fines lunettes et président de la jeune « Association des moulins du Périgord noir », explique: « On calcule notre prix (de 3,50 à 3,80 euros le kg) pour que le producteur de grains soit correctement rémunéré (500 euros la tonne) et qu’on garde un petit bénéfice » afin de bichonner le moulin.

« Derrière notre démarche, il y a le bien-penser, avec des rémunérations et des prix corrects, et le bien-manger, avec des produits de qualité », souligne Marie-Rose Coustaty qui veut croire que la crise sanitaire a permis la prise de « bonnes habitudes« . « Il y avait un frémissement ces dernières années mais le confinement a remis l’église au milieu du village, dit-elle. Les gens savent maintenant qu’ils peuvent faire vivre des producteurs locaux qui font attention à leur environnement« .

« Une maraîchère d’ici me disait récemment: ce virus, c’est quand même chouette car mes voisins m’achètent mes légumes. Sinon, ils iraient au supermarché et ça vient de Rungis« .

Actualités fédérales

Retrouvez la lettre FDMF N 31 ici

Annulation des journées du Printemps des moulins 2020

Suite à l’extension des mesures de confinement pour lutter contre le COVID-19, la manifestation du Printemps des Moulins 2020 est annulée

Report de la Félibrée 2020

Suite aux mesures en vigueur pour lutter contre le COVID-19, le Comité de la Félibrée en Pays d’Eymet nous indique de n’être pas en mesure de préparer cet événement majeur et a décidé, en accord avec Le Bornat dau Perigord de reporter la manifestation à l’année prochaine

Lire ici le message du Comité

Printemps des moulins 2020

Randonnez autour du petit patrimoine en Périgord noir avec le Printemps des Moulins !

Les 18 et 19 avril, participez à 2 jours de randonnée à votre rythme et dans la convivialité pour fêter l’arrivée des beaux jours. 4 randonnées qui vous feront découvrir Sainte-Mondane et Veyrignac le samedi, Saint-Geniès et Saint-Crépin le dimanche. Pour plus de renseignements cliquer ici

Assemblée Générale APAM

Notre AG annuelle a eu lieu le  1er février 2020 à La Tour Blanche-Cercles.

Moment convivial et moment d’émotion quand son président Alain Périer a passé la main au nouveau président Patrick Hautefaye.

Budgets et actions ont été voté à l’unanimité, le Conseil d’Administration s’est étoffé grâce à l’engagement de nouveaux candidats,  passant de douze à quinze membres.

Charles Girardeau, notre regretté président fondateur a été élu aux applaudissements président d’honneur

Le nouveau Conseil d’Administration est le suivant:

 

  • Président : Patrick HAUTEFAYE
  • Vice présidente : Jacqueline LAVERGNE
  • Vice président : Alain PÉRIER
  • Vice président : Abraham HUIJSMAN
  • Vice président : Michel COSTE
  • Trésorier : Alain PÉRIER
  • Secrétaire : Jean-François DUMAS
  • Administrateur : Jean-Claude GREGORY
  • Administrateur : Martine BOYER
  • Administrateur : Claude ALEMANT
  • Administrateur : Olga COMTE 
  • Administrateur : Colette ALEMANT
  • Administrateur : Michel BRAAS
  • Administrateur : Guillaume BAGNERIS
  • Administrateur : Bernard ROUSSELET
  • Administrateur :François MORIN

 

Edition d’un livret de fiches de randonnées »pas à pas »

Une nouvelle collaboration de l’APAM et du Comité Départemental du Tourisme a abouti à la création de tout un ensemble de fiches de randonnées téléchargeables au pays des moulins et des meules.

La suite ici   

 

Le Comité Départemental du Tourisme s’associe à l’APAM

Notre CDT s’est associé à l’APAM pour éditer un deuxième livret sur nos chemins de meuniers

Retrouvez tous les détails de ces travaux en cliquant ici

Historique de l’APAM

L’Association Périgordine des Amis des Moulins (APAM) a été créé le 30 mars 2001 à l’initiative de Charles Girardeau qui en fut le Président pendant 12 ans.

L’association dont le siège social est à la mairie de Lalinde en Dordogne a pour but l’étude, la protection, la sauvegarde des moulins, de leur site et de la transmission de la mémoire et des savoirs faire s’y rapportant.

Cette association est membre de la Fédération des Moulins de France (FDMF).

Les activités et objectifs de l’association :

  • Grouper les amis des moulins à eau, à vent à sang et autres types de moulins et tous ceux qui d’une façon générale veulent apporter leur concours à la protection du patrimoine technique et architectural qu’ils constituent.
  • Alerter l’opinion publique pour la conservation des moulins susceptibles d’être sauvés et en liaison avec les pouvoirs publics, veiller dans toute la mesure du possible à leur restauration, conservation et entretien.
  • Organiser toutes manifestations d’intérêt culturel et touristique ayant pour objet la protection et la défense des moulins.
  • Publier et encourager la diffusion de tous les livres, de toutes les revues destinés à faire connaître l’existence, les caractéristiques techniques et architecturales, la sociologie et l’histoire des moulins.
  • D’une façon générale, mobiliser toutes les ressources possibles pour la conservation des moulins par le moyen des bulletins, publications, mémoires, conférences, séminaires, expositions, films, moyens audio-visuels, et informatiques, musées, concours, prix et récompenses.
  • Organiser la transmission des savoir-faire par la formation des personnes.
  • Créer et cultiver la convivialité entre les personnes au cours de rencontres et évènements divers.
  • Organiser des opérations « coup de main » auprès des adhérents pour les aider à réaliser des travaux difficiles à faire seuls.

Le Bureau :

  • Président : Patrick HAUTEFAYE
  • Vice présidente : Jacqueline LAVERGNE
  • Vice président : Alain PÉRIER
  • Vice président : Abraham HUIJSMAN
  • Vice président : Michel COSTE
  • Trésorier : Alain PÉRIER
  • Secrétaire : Jean-François DUMAS
  • Administrateur : Jean-Claude GREGORY
  • Administrateur : Martine BOYER
  • Administrateur : Claude ALEMANT
  • Administrateur : Olga COMTE 
  • Administrateur : Colette ALEMANT
  • Administrateur : Michel BRAAS
  • Administrateur : Guillaume BAGNERIS
  • Administrateur : Bernard ROUSSELET
  • Administrateur :François MORIN

Adresse :
Mr HAUTEFAYE Patrick
Le Moulin du Treuil
24320 AURIAC DE BOURZAC